La vente à réméré est parfaite dès l’origine, ce qui entraîne une taxation similaire à celle d’une vente ordinaire. Dans ce cadre, l’acquéreur devra donc s’acquitter des droits d’enregistrement, de la taxe de publicité foncière ainsi que des honoraires du notaire, au même titre que toute mutation à titre onéreux d’un bien immobilier.
Fiscalité du réméré
La fiscalité de la vente à réméré contient quelques particularités. Le vendeur doit éventuellement supporter l’imposition sur la plus-value découlant de la vente de son bien. Selon sa situation, il peut s’agir d’une plus-value immobilière des particuliers ou d’une plus-value professionnelle.
Toutefois, ces sommes supportées par le vendeur à réméré lui sont restituées. Seulement s’il exerce sa faculté de rachat.
La résolution de la vente va replacer les parties dans leur situation initiale. Cela, suite à l’exercice de la faculté de rachat.
Concernant la fiscalité de la vente à réméré : les droits d’enregistrement ne sont pas restitués à l’acquéreur en cas de rachat.
En effet, aux termes de l’article 1961 du Code général des impôts : « Les droits d’enregistrement ou la taxe de publicité foncière lorsqu’elle tient lieu de ces droits, ne sont pas sujets à restitution dès l’instant qu’ils ont été régulièrement perçus sur les actes ou contrats ultérieurement révoqués ou résolus par application des articles 954 à 958, 1183, 1184, 1654 et 1659 du Code civil. »
L’exercice du droit de rachat dans le délai n’est passible que du droit fixe.
En d’autres termes, les impôts et taxes ne sont dus que lors de la vente. Cela évite ainsi tout cumul d’imposition. Souvent pénalisant dans les restructurations patrimoniales (Article 688 du CGI).
Lorsque le vendeur exerce sa faculté de rachat dans le délai qui lui est imparti, seul le droit fixe des actes innomés est dû. Ce droit s’élève actuellement à 125 €.
Cette fiscalité du réméré n’est applicable que si le rachat répond aux conditions prévues à l’article 680 du Code général des impôts, à savoir :
- La faculté de rachat doit être prévue et le montant de rachat fixé dans l’acte initial de vente à réméré.
- L’exercice de la faculté de rachat doit intervenir dans le délai prévu à l’acte et au plus tard 5 ans après.
- L’acte de rachat doit être exercé par acte authentique ou acte sous seing privé avec date certaine.
- Enfin, seul le vendeur à réméré ou son ayant cause à titre universel peut bénéficier de cette fiscalité atypique.
En outre, si le rachat intervient au-delà du délai de 5 ans, l’administration fiscale peut considérer la mutation comme une nouvelle vente. Les conditions du réméré n’étant alors plus réunies, l’opération est imposée comme une vente ordinaire.
La fiscalité de la vente à réméré peut alors varier en fonction du respect des conditions du réméré.
Pour en savoir plus sur le réméré : Le réméré qu’est-ce que c’est?
Fiscalité et résidence principale : une exonération clé
La distinction la plus importante concerne la nature du bien. Si la vente à réméré porte sur votre résidence principale, la plus-value réalisée lors de la cession est en principe exonérée d’impôt, comme pour une vente classique — un avantage déterminant pour de nombreux propriétaires.
Pour un autre bien (résidence secondaire, bien locatif, local professionnel), la plus-value immobilière suit le régime de droit commun : elle est calculée sur la différence entre le prix de cession et le prix d’acquisition, avec des abattements progressifs selon la durée de détention.
Chaque situation étant particulière, il est vivement recommandé de faire valider votre cas par un notaire ou un conseiller fiscal avant de vous engager.
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