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Le vrai coût du réméré en 2026 — exemple chiffré

Fichage FICP : ce que change la nouvelle loi du 20 novembre 2026

actualités

Par ImmoSafe®, La référence du réméré responsable® en France depuis 2012

Fichage FICP, nouvelle loi, taux qui repartent à la hausse et règles d’octroi maintenues strictes : à l’automne 2026, l’accès au crédit se durcit. Pour les propriétaires déjà fragilisés, l’étau se resserre. ImmoSafe® fait le point, sans jargon et sans promesse, parce que comprendre sa situation est la première étape avant d’agir.

Chez ImmoSafe, nous recevons chaque semaine des propriétaires qui ne comprennent pas pourquoi leur banque a dit non. Un dossier « propre » sur le papier, un bien qui vaut largement la somme demandée, et pourtant un refus. Ce n’est pas une impression : les conditions d’accès au crédit se sont durcies, et plusieurs évolutions attendues pour la fin 2026 vont accentuer le phénomène.

Voici, point par point, ce qui change réellement, en distinguant soigneusement ce qui est en vigueur, ce qui est voté et applicable à une date précise, et ce qui reste à l’état de proposition.

Des taux qui repartent à la hausse

Après plusieurs mois d’accalmie, les taux de crédit immobilier se sont remis à monter au premier semestre 2026. En mai 2026, les moyennes de marché s’établissaient autour de 3,30 % sur 15 ans, 3,50 % sur 20 ans et 3,60 % sur 25 ans. L’hypothèse la plus répandue chez les professionnels table sur un taux moyen proche de 3,80 % sur 20 ans à l’automne 2026, soit une hausse d’environ 0,30 point en quelques mois.

Trois facteurs expliquent cette remontée : une inflation qui reste supérieure aux cibles (autour de 2,2 % en France et 3,0 % en zone euro au printemps 2026), une politique monétaire de la Banque centrale européenne susceptible de se retendre, et un contexte géopolitique qui pèse sur les marchés obligataires.

Concrètement, une hausse de ce type renchérit la mensualité et, surtout, réduit la capacité d’emprunt : à mensualité égale, on emprunte moins. Un dossier accepté au printemps peut donc passer sous le seuil à l’automne, sans que la situation de l’emprunteur ait changé.

Des règles d’octroi toujours aussi strictes

Beaucoup espéraient un assouplissement des règles du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF). Il n’a pas eu lieu : le HCSF a confirmé pour 2026 le maintien de son cadre, sans détente. Les banques restent tenues de respecter :

  • un taux d’endettement plafonné à 35 %, assurance emprunteur comprise ;
  • une durée de prêt limitée à 25 ans (27 ans en cas de travaux représentant au moins 10 % de l’opération) ;
  • une marge de flexibilité de 20 % des dossiers seulement, laissée à l’appréciation de chaque banque pour déroger à ces critères.

Cette marge dérogatoire est une soupape précieuse, mais limitée : une fois le quota consommé, la banque referme la porte, même pour un bon dossier.

À noter : une proposition de loi déposée au printemps 2026 envisage de remplacer la règle rigide des 35 % par une logique de « reste-à-vivre » (le revenu disponible réellement après charges). L’idée est séduisante, deux ménages au même taux d’endettement n’ont pas la même capacité réelle, mais il s’agit à ce jour d’un texte en discussion, non entré en vigueur. Rien ne change tant qu’il n’est pas adopté et ses décrets publiés.

Nouvelle loi FICP : ce qui change concrètement au 20 novembre 2026

C’est le changement le plus structurant, et il a une date : le 20 novembre 2026. À cette date entre en application l’ordonnance n° 2025-880 du 3 septembre 2025, qui transpose en droit français la directive européenne (UE) 2023/2225 sur le crédit aux consommateurs. Ses modalités pratiques sont précisées par deux décrets d’application (n° 2026-105 du 19 février 2026 et n° 2026-719 du 1er août 2026). Le détail officiel est présenté par l’administration sur service-public.gouv.fr.

Trois évolutions comptent particulièrement pour les personnes déjà fragilisées :

Un périmètre élargi. Entrent désormais dans le régime du crédit à la consommation des produits qui y échappaient : le paiement fractionné (« BNPL » type Klarna, Alma, Floa), les mini-crédits de moins de 200 €, les crédits courts (moins de 3 mois), la location avec option d’achat (LOA) et certains découverts. Le régime s’applique dès le premier euro et jusqu’à 100 000 €.

Une consultation du FICP systématique. Avant tout accord, le prêteur devra réaliser une analyse de solvabilité proportionnée et consulter le Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP), y compris pour les petits crédits. Des codes FICP dédiés aux mini-crédits et aux paiements fractionnés sont par ailleurs introduits : un incident sur un paiement en plusieurs fois, hier invisible, devient traçable et durable dans le profil de l’emprunteur.

Un droit du consommateur renforcé. Le délai de rétractation passe de 14 à 30 jours, le devoir de mise en garde du prêteur est renforcé, la publicité est plus strictement encadrée, et les sanctions en cas de manquement sont alourdies.

En clair : à partir du 20 novembre 2026, davantage d’incidents seront enregistrés, et chaque demande de crédit passera par une vérification plus fine du fichage. Deux ingrédients qui, mécaniquement, augmentent le nombre de refus.

Pourquoi ces évolutions vont multiplier les refus

Prises ensemble, ces trois dynamiques, taux plus élevés, règles d’octroi maintenues, fichage élargi et systématiquement consulté, pointent dans la même direction. Les profils les plus exposés sont :

  • les personnes fichées au FICP ou au FCC, pour qui la consultation devient incontournable ;
  • les indépendants, entrepreneurs et revenus atypiques, dont les dossiers résistent mal aux grilles automatisées ;
  • les emprunteurs seniors, freinés par le coût ou le refus de l’assurance emprunteur après 60-65 ans ;
  • les dossiers de rachat ou de regroupement de crédits, désormais examinés avec une vigilance accrue.

Le paradoxe est cruel : ce sont souvent les propriétaires qui ont le plus besoin de trésorerie, pour éviter une saisie, solder des dettes, faire face à un divorce ou une succession, qui se heurtent au refus.

Les idées reçues à corriger sur le fichage

Parce que le sujet nourrit beaucoup de désinformation, quelques rappels utiles.

Les durées de fichage ne changent pas. Un incident de paiement reste inscrit 5 ans maximum. Un plan de surendettement peut aller jusqu’à 7 ans (ramené à 5 ans si le plan est respecté). Un rétablissement personnel est inscrit 5 ans. Il n’existe ni « défichage automatique pour bonne conduite », ni « droit à l’oubli bancaire » qui effacerait le fichage plus tôt : ce sont des mythes.

Une bonne nouvelle, en revanche : la réforme accélère la radiation. Là où l’établissement disposait d’un délai pour signaler un paiement à la Banque de France, la radiation devra intervenir sans délai dès réception de l’attestation de paiement intégral. Régulariser une dette permettra donc de sortir du fichier plus vite qu’auparavant.

Refusé par la banque : comment se situer

Un refus n’est pas une fin en soi, mais il faut d’abord en comprendre l’origine. Quatre réflexes :

  1. Identifier le motif exact. Taux d’endettement dépassé, fichage, âge, nature des revenus : la cause oriente la solution. Une banque n’a pas à motiver un refus, mais un courtier ou un conseiller peut souvent le décrypter.
  2. Vérifier sa situation Banque de France. Chacun dispose d’un droit d’accès aux fichiers FICP et FCC. Beaucoup de personnes se croient fichées sans l’être, ou l’inverse.
  3. Régulariser ce qui peut l’être. Solder un incident, apurer un retard : avec la nouvelle règle de radiation immédiate, cette démarche redevient payante rapidement.
  4. Si le crédit reste inaccessible, examiner les solutions adossées au patrimoine. Lorsqu’on est propriétaire, le bien lui-même peut redevenir une source de trésorerie.

Quand le crédit reste fermé : les solutions de trésorerie du propriétaire

Disons-le clairement : lorsque le crédit bancaire est accessible, il n’y a aucune raison de recourir à autre chose. Ces dispositifs s’adressent aux situations où la voie bancaire est fermée. Pour un propriétaire, plusieurs options existent selon le profil, que nous détaillons dans notre guide Solutions de trésorerie pour propriétaire :

  • le prêt hypothécaire et le prêt viager hypothécaire, qui sont des contrats de crédit garantis par une hypothèque, et relèvent donc d’un partenaire habilité (intermédiaire en opérations de banque) ;
  • la vente avec complément de prix ;
  • le portage immobilier ;
  • la vente à réméré, c’est-à-dire une vente avec faculté de rachat prévue aux articles 1659 et suivants du Code civil. Ce n’est ni un prêt, ni un crédit, ni une hypothèque : le réméré ne relève pas de la réglementation bancaire, et permet au propriétaire de conserver le droit de racheter son bien, dans un délai maximal de cinq ans.

Chaque solution a ses conditions, son coût et ses limites. Aucune n’est une formule magique, et c’est précisément pour cela que nous commençons toujours par un diagnostic de faisabilité avant tout engagement.

En résumé

L’automne 2026 marque un durcissement net : des taux plus hauts, un cadre d’octroi maintenu strict, et surtout une réforme du crédit à la consommation qui, dès le 20 novembre, élargit le fichage et généralise sa consultation. Pour beaucoup de propriétaires, la conséquence sera un refus de crédit. La bonne nouvelle, c’est qu’un refus bancaire ne signifie pas l’absence de solution : encore faut-il partir d’un diagnostic lucide de sa situation.

ImmoSafe est un opérateur en réméré, agent immobilier exerçant sous le régime de la loi Hoguet (carte professionnelle CPI 3101 2018 000 026 516) et signataire de la charte éthique de l’Institut Français du Réméré. Nous ne sommes ni établissement de crédit, ni courtier, ni intermédiaire en opérations de banque : pour les solutions de prêt, nous orientons vers un partenaire habilité.

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Questions fréquentes

La réforme du 20 novembre 2026 va-t-elle m’empêcher d’obtenir un crédit ?

Elle ne l’interdit pas, mais elle rend la vérification du fichage systématique et élargit les incidents recensés (paiement fractionné, mini-crédits). Un dossier fragile a donc statistiquement plus de risques d’être refusé qu’avant.

Comment savoir si je suis fiché ?

Vous disposez d’un droit d’accès gratuit aux fichiers de la Banque de France (FICP et FCC). C’est la première vérification à faire avant toute démarche.

Combien de temps reste-t-on inscrit au FICP ?

5 ans au maximum pour un incident de paiement, jusqu’à 7 ans pour une procédure de surendettement (5 ans si le plan est respecté), 5 ans pour un rétablissement personnel. Ces durées ne changent pas en 2026.

Le réméré est-il un crédit ?

Non. C’est une vente avec faculté de rachat (articles 1659 et suivants du Code civil). Il ne s’agit ni d’un prêt, ni d’un crédit, ni d’une hypothèque, et il ne relève pas de la réglementation bancaire.

Que faire en cas de refus de crédit alors que je suis propriétaire ?

Comprendre le motif du refus, vérifier votre situation Banque de France, régulariser ce qui peut l’être, puis, si la voie bancaire reste fermée, examiner les solutions adossées à votre bien. Voir nos solutions concrètes pour un propriétaire fiché FICP. Un diagnostic gratuit permet de voir ce qui est réaliste dans votre cas.

À propos de l’auteur

Jean-Bernard Valade est le fondateur d’ImmoSafe® (SAS AÏXIA). Depuis 2012, il accompagne les propriétaires qui ont besoin de mobiliser la valeur de leur bien, avec un objectif constant : le retour du vendeur à la propriété. Pendant dix ans président de l’AFIB, il a siégé au Comité consultatif du secteur financier (CCSF), au conseil d’administration de l’ORIAS et à la Commission des pratiques commerciales de l’ACPR. En savoir plus sur Jean-Bernard Valade.

15 septembre 2026/par Jean-Bernard Valade
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